L’ONU rebat les cartes
«Représentation à échelle réduite de la surface du globe.» Voici comment le Petit Robert définit une carte. Rien n’est en revanche dit de sa conformité à la réalité. L’une de nos cartes les plus célèbres, la projection de Mercator, s’affranchit d’ailleurs de cette obligation depuis plus de cinq siècles. Dans nos salles de classe, derrière les présentateurs de nos journaux télévisés, sur nos applications géolocalisées, cette carte de référence, conçue au XVIe siècle pour les navigateurs, est pourtant devenue notre étalon. Et ce alors qu’elle ne représente pas tous les territoires à leur juste échelle, grossissant les régions proches des pôles (Europe, Amérique du Nord) tout en rétrécissant les zones équatoriales (Afrique, Amérique latine). Exemple le plus frappant: sur la projection de Mercator, le Groenland affiche la même superficie que l’Afrique, alors qu’il est en réalité 14 fois plus petit…
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