Biodiversité [Abonnés]

La faune urbaine cherche sa place dans l’aménagement

Alors que l’effondrement de la biodiversité s’accélère, comment concevoir des bâtiments et des quartiers où la faune constitue une véritable donnée d’entrée ? Des acteurs de la construction et de l’aménagement développent de nouvelles méthodes pour intégrer les oiseaux, insectes, reptiles et mammifères dans la fabrique urbaine.
Marie Hérault Le dimanche 8 novembre 2026
En milieu urbain, le nombre de martinets noirs a chuté de 65 % entre 2001 et 2025. © Joël Vial

«De tout temps, l’homme et la faune sauvage ont cohabité au sein des constructions», observe Florence Rubens, écologue spécialiste des chiroptères et cofondatrice du bureau d’études Faunibat. «En édifiant ses premiers abris, ses granges et ses villes, l’humain a offert un habitat à de nombreuses espèces, et permis leur développement.» Un pacte implicite qui se désagrège depuis plusieurs décennies. En cause: l’usage massif des pesticides qui détruit la ressource alimentaire en insectes. Mais aussi les techniques modernes de rénovation et de construction — isolation thermique par l’extérieur (ITE), comblement systématique des fissures, utilisation de matériaux lisse comme le verre, colmatage des toitures — qui transforment les bâtiments en blocs hermétiques, dépourvus d’anfractuosités ou de débords de toit.

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