La faune urbaine cherche sa place dans l’aménagement
«De tout temps, l’homme et la faune sauvage ont cohabité au sein des constructions», observe Florence Rubens, écologue spécialiste des chiroptères et cofondatrice du bureau d’études Faunibat. «En édifiant ses premiers abris, ses granges et ses villes, l’humain a offert un habitat à de nombreuses espèces, et permis leur développement.» Un pacte implicite qui se désagrège depuis plusieurs décennies. En cause: l’usage massif des pesticides qui détruit la ressource alimentaire en insectes. Mais aussi les techniques modernes de rénovation et de construction — isolation thermique par l’extérieur (ITE), comblement systématique des fissures, utilisation de matériaux lisse comme le verre, colmatage des toitures — qui transforment les bâtiments en blocs hermétiques, dépourvus d’anfractuosités ou de débords de toit.
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