Les indices spectraux, fonctionnels mais imparfaits
Les travaux qui utilisent des images de télédétection pour mettre en évidence des caractéristiques de l’environnement (sécheresse, santé de la végétation, turbidité de l’eau, etc.) s’appuient souvent sur des indices spectraux, définis empiriquement à partir de mesures effectuées dans différentes bandes spectrales. Un indice peut être un simple ratio entre bandes, ou une formule plus complexe, éventuellement ajustée par l’introduction de coefficients empiriques. Dès lors que sa formulation n’est pas trop complexe et qu’il varie conformément à ce que l’on souhaite mettre en évidence, un indice peut être proposé, publié et adopté par une communauté d’utilisateurs, jusqu’à ce qu’un autre vienne le supplanter dans l’usage collectif. Ainsi, des centaines d’indices spectraux ont été proposés depuis un demi-siècle pour décrire de façon simple les caractéristiques de l’eau, du sol, de la végétation, et mettre en évidence leur hétérogénéité spatiale ou encore leur variation au cours du temps: saisonnière ou sur le long terme.
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