Une donnée à intégrer dès l’esquisse
Sur le papier, l’équation préalable à tout projet de construction paraît simple: un terrain sur lequel bâtir un bâtiment répondant lui-même à un besoin. Mais il suffit de regarder sous la surface pour que les paramètres se multiplient. Avant même de parler de fondations, encore faut-il savoir ce que l’on a sous les pieds: «En France, la norme NFP94-500 organise l’enchaînement des missions d’ingénierie géotechnique, explique Christopher Caplane, directeur technique du groupe Fondasol, expert en ingénierie géotechnique. Le respect de ces étapes permet une bonne conception, une bonne réalisation et une bonne prise en compte des risques liés au sol.» La première de ces étapes, l’étude G1, vise à définir les principales caractéristiques géotechniques d’un site et les principaux risques associés au sol. Elle intervient alors que le projet est encore au stade de l’esquisse et que certaines données du sous-sol peuvent déjà avoir des conséquences concrètes, notamment sur la profondeur des ouvrages enterrés. «Ces études préliminaires permettent d’identifier des risques naturels importants, indique Christopher Caplane. Évitant ainsi des travaux de consolidation faramineux incompatibles avec l’économie du projet.»
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