Portrait inédit des hébergeurs d’Airbnb
Des «investisseurs sans scrupule», accusés d’assécher le marché locatif et de transformer des appartements en discothèque, en fumoir ou en «love room»: les propriétaires qui mettent en location un bien immobilier pour une courte durée n’ont pas bonne réputation. À Marseille, à Annecy ou sur le littoral breton, la récente campagne pour les élections municipales s’est en partie focalisée sur le va-et-vient nocturne des valises à roulettes et sur la prolifération des boîtes à clés. «Avec moi, Airbnb, c’est fini», a même proclamé Emmanuel Grégoire, le nouveau maire socialiste de Paris. Adoptée en 2024, la loi Le Meur, surnommée «loi anti-Airbnb», renforce les contraintes pesant sur les loueurs, les impose davantage et donne aux collectivités les moyens de réguler la location de courte durée.
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