Logement [Abonnés]

Portrait inédit des hébergeurs d’Airbnb

La location de courte durée, ancrée en France depuis une quinzaine d’années, bouleverse aussi bien les choix économiques des propriétaires que le rapport au travail ou la hiérarchie des territoires.
Olivier Razemon Le lundi 29 juin 2026
Les lieux disponibles sur la plateforme reflètent l’évolution des modes de vie et des motifs de déplacement. © D’après Pixavril / Adobe Stock

Des «investisseurs sans scrupule», accusés d’assécher le marché locatif et de transformer des appartements en discothèque, en fumoir ou en «love room»: les propriétaires qui mettent en location un bien immobilier pour une courte durée n’ont pas bonne réputation. À Marseille, à Annecy ou sur le littoral breton, la récente campagne pour les élections municipales s’est en partie focalisée sur le va-et-vient nocturne des valises à roulettes et sur la prolifération des boîtes à clés. «Avec moi, Airbnb, c’est fini», a même proclamé Emmanuel Grégoire, le nouveau maire socialiste de Paris. Adoptée en 2024, la loi Le Meur, surnommée «loi anti-Airbnb», renforce les contraintes pesant sur les loueurs, les impose davantage et donne aux collectivités les moyens de réguler la location de courte durée.

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