Un droit à l’ombre contre la chaleur
Dis-moi si ta rue est ombragée, je te dirai combien tu gagnes. Les quartiers les plus riches d’une ville sont aussi ceux qui bénéficient le plus de l’ombre, et donc d’une meilleure protection face aux fortes températures. C’est le constat d’une étude publiée en 2026 dans la revue Nature (1), qui a cartographié l’ombrage des trottoirs à Amsterdam, Barcelone, Milan, Stockholm, Rio de Janeiro, Belém, Boston, Hong Kong et Sydney. Les chercheurs ont constaté une corrélation évidente entre le niveau d’ombre des rues et le taux de richesse des riverains: les quartiers aisés sont plus à l’ombre que les zones défavorisées. Une tendance observée partout sauf à Milan et Barcelone. «Il suffit de regarder quelles zones sont dans l’ombre pour savoir où vivent les riches et les pauvres», résume Fabio Duarte, urbaniste au MIT et coauteur de l’étude.
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