« Une ville pensée pour les enfants, c’est un contrat entre les générations »
Vous portez depuis votre prise de fonction une réflexion sur la ville «à hauteur d’enfant». Qu’est-ce que cela recouvre?
Sarah El Haïry: Pendant longtemps, on a considéré que l’enfance était un sujet réservé au ministère de l’Éducation et aux acteurs associatifs. Mais la question est bien plus globale: comment pense-t-on l’enfance, la parentalité, la famille dans chaque pratique professionnelle? Les enfants ne doivent pas être les oubliés d’une politique d’aménagement. Prenons un exemple: il n’existe pas aujourd’hui un seul programme de promotion immobilière qui intègre des salles de jeu ou des garderies, alors qu’on trouve partout des espaces de coworking ou des salles de sport… Mais comme nos enfants n’ont ni carte bleue ni carte électorale, l’espace public n’est pas pensé pour eux.
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