Bunkers : quel avenir pour les mastodontes de béton ?
«Les bunkers sont des ovnis du patrimoine», observe Emmanuel Mary, chargé des patrimoines à la ville de Saint-Nazaire. «Ce sont des bâtiments totalement atypiques de par leurs formes, conceptions, dimensions ou pathologies. Ils sont sans équivalent.» Majoritairement conçus durant l’Occupation, les batteries, bunkers ou blockhaus font depuis face à des destins hétérogènes, entre préservation mémorielle, reconversion et abandon. La première voie, évidente, est celle du témoignage historique, notamment au travers d’initiatives associatives ou de projets portés par des particuliers passionnés, à l’image des chantiers de restauration bénévoles de l’association AtlanticWall Memory (Noirmoutier) ou de musées privés (le Grand Blockhaus à Batz-sur-Mer, Les Sables-d’Olonne ou La Rochelle). Il existe même des démarches familiales, telles qu’Atlantic Wall Explorers, visant à parcourir l’intégralité du mur de l’Atlantique.
En achetant le numéro correspondant à cet article (Numéro 11), vous recevrez la version imprimée et aurez accès immédiatement à l'ensemble de son contenu en ligne.
Je m'abonne (11 numéros) / J'achète ce numéro Je me connecte

