Le succès à double tranchant de la « 3e classe » de la SNCF
En ce vendredi de mars, des centaines de passagers se pressent sur le quai de la gare de Moûtiers (Savoie) en attendant les deux rames rose bonbon et bleu pastel du TGV Ouigo pour Paris. Les trains de la marque low cost de la SNCF, lancée en 2013, peuvent contenir jusqu’à 1.268 passagers, contre 1.020 pour un TGV classique, appelé «Inouï» par l’entreprise ferroviaire. Mais, réduction des coûts oblige, le service n’est pas tout à fait le même. Un Ouigo ne dispose pas de voiture-bar, une partie des voyageurs sont assis par rangées de trois, et non par deux, sur des sièges légèrement moins larges. Ce jour-là, dans le train qui ramène les skieurs des stations de ski savoyardes vers Paris, seules deux prises électriques sont utilisables dans chacune des voitures à deux étages. Le convoi mettra 4h45 pour rejoindre sa destination finale, en faisant un détour (prévu) par Grenoble, contre 4h04 pour le TGV classique parti une heure plus tôt. Entre eux, les voyageurs plaisantent: Ouigo, c’est «la troisième classe» de la SNCF.
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